Si tu veux exceller en tant que Customer Success Manager, il te faut une arme secrète : l’UX research. Pourquoi ? Parce que ton rôle ne se limite pas à répondre aux questions des clients. Il s'agit de les comprendre en profondeur, d’anticiper leurs besoins et de leur offrir une expérience optimale.
Mais comment faire pour vraiment savoir ce que pensent tes clients ? Quels sont leurs blocages, leurs attentes, leurs frustrations ? C’est là que l’UX research entre en jeu. Grâce à différentes méthodologies, tu peux recueillir des données précieuses pour améliorer l’expérience utilisateur et booster l’engagement 💡.
Dans cet article, on va voir ensemble ce qu’est l’UX research, pourquoi c’est une compétence essentielle pour un CSM, et quelles méthodes utiliser pour mieux connaître tes clients.
Qu’est-ce que l’UX research ?
Tu veux vraiment comprendre tes clients et leur offrir la meilleure expérience possible ? Alors, l’UX research est ton alliée !
L’UX, c’est l’expérience utilisateur. En gros, c’est tout ce qu’un client ressent en utilisant un produit ou un service.
L’objectif est simple : rendre cette expérience fluide, agréable et intuitive.
Imagine que tu utilises une appli pour commander un café. Si tout est clair et rapide, c’est un bon UX. Si tu galères à trouver où payer, c’est un UX raté.
❓ Quelle est la différence entre UX et UI ? Et l’UI (User Interface) dans tout ça ? C’est l’interface utilisateur, autrement dit, le design, les boutons, les couleurs… L’UI, c’est la vitrine, l’UX, c’est l’expérience qu’on vit derrière cette vitrine.
Mais alors, l’UX research, c’est quoi ? C’est une discipline qui te permet d’analyser le comportement des utilisateurs pour comprendre ce qui fonctionne… Et ce qui coince !
Concrètement, ça consiste à étudier comment tes clients interagissent avec ton service, à travers des méthodologies précises et stratégiques.
L’idée, c’est de baser tes décisions sur des faits et non sur des suppositions 😎.
Pourquoi s’intéresser à l’UX research quand on est Customer Success Manager ?
Tu te demandes peut-être en quoi l’UX research te concerne en tant que futur Customer Success Manager (CSM) ? Après tout, ton job, c’est d’accompagner les clients et de les aider à tirer le meilleur parti d’un produit ou d’un service.
Mais justement, comprendre leurs besoins et leurs attentes, c’est la base de ton métier !
L’UX research va te permettre de :
✅ Mieux anticiper les problèmes des clients : en analysant leurs comportements, tu repères les points de friction avant qu’ils ne deviennent des frustrations. Par exemple, si 70 % des utilisateurs abandonnent un formulaire avant la fin, ce n’est pas qu’ils sont impatients… C’est peut-être que le formulaire est trop long ou mal conçu !
✅ Personnaliser ton accompagnement : tu ne proposes pas la même solution à un client qui débute et à un utilisateur avancé. L’analyse de données issues de l’UX research te permet d’adapter ton discours et d’être plus pertinent.
✅ Améliorer l’adoption produit : un bon CSM, c’est un peu comme un guide de randonnée. Si tu connais bien le chemin (et ses obstacles), tu peux mieux orienter tes clients et leur éviter des détours inutiles 😃.
En résumé, intégrer l’UX research dans ton quotidien de CSM, c’est prendre des décisions basées sur des faits concrets et non sur des suppositions.
Résultat ? Moins de frustration client, plus de satisfaction, et donc… Un meilleur taux de fidélisation 🎯.
Quelles sont les méthodes d’UX research ?
Maintenant que tu as compris pourquoi l’UX research est essentielle pour un Customer Success Manager, passons à la pratique.
Il existe plusieurs méthodologies pour mieux comprendre tes clients et améliorer leur expérience. On peut les classer en deux grandes catégories :
- Les méthodes quantitatives, qui te donnent des chiffres et des tendances sur un grand échantillon d’utilisateurs. Elles permettent d’identifier les grandes problématiques et de mesurer l’impact des améliorations.
- Les méthodes qualitatives, qui te permettent d’analyser en détail les comportements et les attentes de tes clients en les observant ou en leur posant des questions ouvertes.
Un bon mix des deux, c’est le combo gagnant pour une analyse de données efficace !

Les méthodes quantitatives
Les méthodes quantitatives s’appuient sur des chiffres et des tendances.
Elles sont idéales pour repérer des modèles de comportement et identifier les points de friction dans un parcours client.
Pour cela, tu peux utiliser :
- des questionnaires et des sondages,
- des données comportementales,
- ou des tests A/B.
Les questionnaires et sondages
Les questionnaires sont des outils incontournables pour collecter des avis en masse et obtenir des insights exploitables.
Tu peux poser des questions ouvertes (pour des réponses détaillées) ou fermées (pour mesurer une tendance).
👉 Exemple :
- Question fermée : "Sur une échelle de 1 à 10, à quel point recommanderais-tu notre produit ?"
- Question ouverte : "Quels sont les principaux freins que tu as rencontrés lors de l’utilisation ?"
💡 Conseil : ne pose pas trop de questions ! Un bon questionnaire doit être court et clair pour éviter que les répondants abandonnent en cours de route 😅.
L’analyse de données comportementales
L'UX research passe aussi par l’analyse des statistiques d’utilisation d’un produit ou d’un service. Ces données permettent d’identifier les moments où un utilisateur bloque, abandonne ou hésite.
👉 Exemples d’outils :
- Google Analytics : pour voir quelles pages sont visitées et combien de temps les utilisateurs y restent.
- Heatmaps (cartes de chaleur) : outils comme Hotjar ou Crazy Egg permettent de visualiser où les utilisateurs cliquent le plus sur une page.
- Taux de conversion et d’abandon : idéal pour repérer les points bloquants dans un formulaire ou un tunnel d’achat.
Les tests A/B
Tu hésites entre deux versions d’un mail de bienvenue ou d’un bouton d’action ? Un test A/B te permet de tester plusieurs variantes et de voir laquelle fonctionne le mieux sur ton échantillon de clients.
👉 Exemple : tu veux savoir si un bouton "Commencer" fonctionne mieux qu’un bouton "S’inscrire maintenant". Tu envoies chaque version à 50 % de ton audience et tu compares ensuite le taux de clics.
Les méthodes qualitatives
Si les méthodes quantitatives donnent des tendances, les méthodes qualitatives t’aident à comprendre le pourquoi derrière les chiffres. Elles sont basées sur l’observation et l’interaction directe avec les utilisateurs.
Les interviews utilisateur
C’est une des méthodes les plus puissantes en UX research. Tu discutes directement avec tes clients pour comprendre leurs motivations, leurs frustrations et leurs attentes.
👉 Exemple : un client abandonne systématiquement son panier d’achat. Au lieu de juste regarder les statistiques, tu lui demandes pourquoi :
- "Qu’est-ce qui t’a bloqué ?"
- "Y avait-il quelque chose que tu n’as pas compris ?"
💡 Conseil : laisse parler l’utilisateur et évite les questions qui influencent les réponses, du type "Tu trouves ça trop cher, non ?" 😅.
Les tests utilisateurs
Plutôt que de demander un avis, tu regardes comment tes clients utilisent réellement un produit ou un service. Parfois, il y a un écart énorme entre ce qu’ils disent et ce qu’ils font !
Les méthodes courantes qui peuvent être utilisées ici sont :
- Test en face-à-face : tu observes un client en train d’utiliser un produit et tu notes où il bloque.
- Test à distance : via des plateformes comme Maze ou Lookback, les utilisateurs testent un service chez eux et tu analyses leur parcours.
- Think-aloud protocol : l’utilisateur doit verbaliser ce qu’il pense en utilisant l’outil ("Là, je ne sais pas où cliquer", "Ah, ça, c’est clair !").
Les journaux de bord (diary studies)
Une approche originale mais ultra-efficace : demander aux utilisateurs de tenir un journal de leur expérience sur une période donnée.
👉 Exemple : tu lances une nouvelle plateforme et tu veux savoir comment les clients l’adoptent. Tu leur demandes d’écrire chaque jour leurs impressions pendant une semaine.
Cette méthode permet d'obtenir des retours naturels et spontanés, sans biais liés à une question posée en direct.
Le shadowing (observation en conditions réelles)
Ici, tu observes un client utiliser ton produit ou ton service dans son contexte habituel. Contrairement aux tests en labo, cette approche permet de capter les vraies difficultés du quotidien.
👉 Exemple :
- Si tu bosses pour une plateforme de gestion d’équipe, assiste à une réunion et vois comment les managers utilisent ton outil.
- Si ton produit est une app mobile, regarde comment les utilisateurs s’en servent dans la rue, dans les transports, etc.

Quelle méthode choisir ?
Chaque situation demande une approche différente. Voici quelques scénarios :
Tu veux détecter un problème ?
→ Analyse les données quantitatives (heatmaps, taux d’abandon, tests A/B).
Tu veux comprendre le pourquoi ?
→ Fais des interviews utilisateur et des tests en situation réelle.
Tu veux tester une nouvelle fonctionnalité ?
→ Organise des tests utilisateurs et analyse les retours.
Tu veux suivre l’évolution d’un problème sur le long terme ?
→ Mets en place une étude qualitative avec journaux de bord.
En combinant ces différentes méthodologies, tu obtiens une vision complète du parcours utilisateur et tu peux proposer des améliorations basées sur des faits. Et ça, c’est du pur CSM 💡 !
Tu as vu à quel point l’UX research peut transformer ton approche du Customer Success Management. En comprenant mieux tes clients, tu peux anticiper leurs besoins, résoudre leurs problèmes avant même qu’ils ne se manifestent et leur offrir une expérience exceptionnelle.
Et ça, c’est exactement ce qui fait la différence entre un CSM moyen… et un CSM incontournable !
Tu veux maîtriser ces compétences et décrocher un job dans la relation client ? Rejoins la prochaine session du bootcamp "Devenir CSM" chez Kare School !
En 4 semaines, tu apprendras tout ce qu’il faut savoir pour accompagner tes clients avec efficacité et décrocher un poste dans une startup qui recrute.